Histoire
Rétrospective sur l'histoire de l'informatique
Découvrez notre rubrique Histoire où nous vous proposons une rétrospective des principales étapes qui nous ont amenés à l'informatique telle que nous la connaissons aujourd'hui. Elle est également complétée par notre page Next où vous pourrez découvrir les futures innovations technologiques illustrée à l'aide de photos et/ou de vidéos.

Bonne lecture.
L'informatique, épisode 5 : première génération d’ordinateurs, de 1936 à 1956
(e-Zone n°26 : septembre 2010)
Les grands développements de la Seconde Guerre Mondiale marquent le début de l’ère des ordinateurs modernes. Les circuits électroniques, tubes à vide, condensateurs et autres relais remplacent en effet leurs équivalents mécaniques. Le calcul analogique laisse place au calcul numérique et les machines conçues à cette époque forment la première génération d’ordinateurs.
Enigma Computer
Vers 1954, les mémoires magnétiques (tores de ferrite pour la mémoire vive, bandes, ensuite disques amovibles puis fixes pour la mémoire de masse) supplantent toute autre forme de stockage et sont dominantes au milieu des années 1970.
De nombreuses machines électromécaniques furent construites avec des capacités diverses. Elles n’eurent qu’un impact limité sur les constructions à venir.
International Business Machines
Logo IBM
En 1952, IBM produit son premier ordinateur, l’IBM 701, pour la défense américaine. En 1954, la société lance le modèle 650, premier calculateur produit en grande série. Il coûtait un demi-million de dollars et occupait plusieurs mètres cubes. Environ 2 000 unités furent produites.
Et c’est en avril 1955 qu’IBM lance le premier ordinateur commercial capable de calculer sur des nombres à virgule flottante : l’IBM 704. D’après la firme, le 704 pouvait exécuter 40 000 instructions par seconde. 123 machines seront vendues jusqu’en 1960.

L'informatique, épisode 4 : les calculateurs analogiques (e-Zone n° 24 : juin 2010)
Avant la Deuxième Guerre Mondiale, les ordinateurs analogiques, qu’ils soient mécaniques ou électriques, se présentaient comme le futur de l’informatique. Ceux-ci utilisaient les mesures de certains phénomènes tels que la tension, le courant ou la vitesse de rotation des axes pour représenter les nombres.
Analog Computer
Ces machines n’offraient que très peu de flexibilité car il fallait les reprogrammer manuellement afin de passer d’un problème à l’autre. Elles présentaient cependant un avantage certain sur les premiers ordinateurs numériques puisqu’elles pouvaient être utilisées pour résoudre des problèmes plus complexes à l’aide de parallélismes comportementaux.
Analyseur différentiel
L’art du calcul analogique a atteint son apogée avec l’analyseur différentiel, sorte de calculateur analogique conçu pour résoudre des équations différentielles par intégration. Inventé en 1876 par James Thomson, il utilisait des systèmes de roues et de volants et fut l'un des premiers appareils de calcul évolué à être utilisé de façon opérationnelle.

Épisode 3 : les premières machines programmables (e-Zone n° 22 : février 2010)
C’est sur les métiers à tisser que les premiers systèmes de programmation ont vu le jour. En 1725, le Lyonnais Basile Bouchon crée en effet le premier mécanisme de programmation où un ruban perforé permet d’automatiser le fonctionnement du métier à tisser. Cette invention est perfectionnée trois ans plus tard par l’assistant de Bouchon qui utilise une série de cartes perforées reliées entre elles.
Métier-à-tisser
Jacques de Vaucanson reprendra l’idée en remplaçant ses rubans et cartes perforées par des cylindres métalliques. Il faudra cependant attendre le début du XIXe siècle pour voir le métier à tisser automatique se perfectionner et se commercialiser.
Carte perforée
Machine analytique
En 1833, Charles Babbage imagine un calculateur mécanique programmable utilisant des cartes perforées comme données et fonctionnant à la vapeur. Mais le manque de précision des pièces mécaniques de l'époque et l’absence de financement l’empêchent de mener sa "machine analytique" (voir ci-contre) à terme. Son assistante, Ada Lovelace, créera toutefois une série de suites de cartes perforées (des programmes) qui feront de la machine de Babbage la première programmeuse du monde.


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Épisode 2 : les premiers calculateurs mécaniques (e-Zone n° 20 : novembre 2009)
Apparus au XVIe ou au XVIIe siècle, les premiers outils mécaniques de calcul se voyaient simplement limités aux opérations d'addition et de soustraction en utilisant un système de pignons et de roues à dents d’horlogerie. Rouage
Bien qu’il soit difficile de déterminer qui créa le premier de ces modèles de machine, on attribue généralement à Blaise Pascal l’invention du premier calculateur mécanique, la Pascaline (1642). Pour que cette dernière soit capable d’effectuer les opérations de multiplication et de division, il faut attendre les améliorations apportées en 1673 par Gottfried Leibniz.
Pascaline
Notons que c’est également Leibniz qui inventa le binaire, système de numérotation sur lequel se basera les futurs ordinateurs. Ce n’est toutefois qu’en 1945 que les machines délaisseront le système décimal, plus difficile à implémenter, pour adopter le binaire.
Prochain épisode (e-Zone n° 22) : les premières machines programmables


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Épisode 1 : les premiers outils (e-Zone n° 18 : septembre 2009)
Lorsqu’on évoque l’informatique, l’ordinateur tel qu’on le connait nous vient naturellement à l’esprit. Pourtant, ses origines sont à appréhender dans le domaine du calcul, où l’homme tente depuis des milliers d’années de créer et d'utiliser les outils qui lui permettront de faciliter cette tâche.
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Si les doigts de la main furent certainement la première méthode de calcul utilisée par l’homme, de nombreuses autres ont par la suite créées pour l’aider à accomplir les opérations mathématiques les plus simples. L’utilisation de cailloux fut, par exemple, l’une des premières méthodes et est par ailleurs à l’origine du mot "calcul" (du latin calculi, signifiant "cailloux").
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Le premier exemple d’outil plus complexe demeure l’abaque (1), qui évoluera par la suite jusqu’au boulier (2). Au début du XVIIe siècle, l’écossais John Napier invente une version perfectionnée de l’abaque qui permit, entre autres, de développer la règle à calcul (3). Celle-ci sera utilisée jusqu’à l’invention des calculatrices de poche.
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